
L’honorable Graydon Nicholas a été une figure centrale dans la gouvernance du SCAD pendant près de dix ans. Ralliant le conseil d’administration en 2017 à titre d’administrateur indépendant représentant le Canada atlantique, il en a assuré par la suite la présidence et la vice-présidence. En dehors du SCAD, il a mené une carrière distinguée comme avocat, puis juge à la Cour provinciale, et a été nommé le 30e lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick. Graydon Nicholas est un pionnier en tant que premier Autochtone du Canada atlantique à obtenir un diplôme en droit, à être nommé juge à la Cour provinciale et à occuper le poste de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.
Son mandat au conseil d’administration prenant fin en octobre, nous avons souhaité nous entretenir avec lui pour revenir sur son parcours au sein du SCAD.
Comment êtes-vous entré au conseil d’administration du SCAD?
On m’a sollicité à peu près au moment où j’ai reçu l’Ordre du Canada, en 2017. Je ne m’y attendais pas, mais comme le droit des assurances, spécifiquement la protection qu’il étend aux consommateurs, m’a toujours intéressé, c’est avec plaisir que j’ai accepté l’invitation.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué pendant votre mandat?
Les gens. J’ai appris de chaque membre du conseil avec lequel j’ai eu la chance de travailler. Chacun avait une façon unique de voir les choses du fait de sa provenance régionale et de son expérience propre. J’ai apprécié également la contribution des représentants issus de l’industrie. Leur compréhension des défis qui se posent aux compagnies d’assurance a apporté un équilibre à nos discussions.
J’ai trouvé enrichissant de faire partie des comités, comme aussi d’assumer les fonctions de vice-président et de président.
Y a-t-il eu des moments forts sous votre présidence?
Chaque président a son style de direction. Mon approche consistait à veiller à ce que tout le monde puisse s’exprimer librement pour arriver finalement à un consensus. Cela me vient des Aînés et des pratiques de ma communauté, où les décisions sont prises collectivement. Je pense que la mise à profit de différentes sphères d’expertise renforce le processus décisionnel.
L’un des moments forts pour moi a été la reconnaissance territoriale par le SCAD. La Commission de vérité et réconciliation a appelé le monde professionnel à reconnaître les peuples autochtones, et je suis heureux que le SCAD l’ait fait. Notre texte s’inspire de celui utilisé à Toronto, où se situe le siège social du SCAD.
Quels changements avez-vous constatés au cours de votre mandat?
Le conseil a évolué, s’enrichissant de nouvelles voix, de nouvelles expertises, de nouvelles optiques. Aussi, nous avons collaboré avec l’Institut des administrateurs de sociétés afin d’améliorer nos pratiques de gouvernance. Il est important que les membres du conseil d’administration et de la direction continuent d’apprendre et de progresser; c’est ce qui fait la force du conseil.
D’autres réflexions pour conclure?
Je quitte le conseil d’administration en tirant un bilan positif. J’ai appris des autres, et je leur ai aussi apporté quelque chose. Je reste frappé surtout par l’esprit d’équipe qui règne au SCAD. Dans les sports, c’est grâce au travail d’équipe qu’on gagne les championnats. Et au SCAD, c’est ce qui rend notre organisation plus forte et plus efficace.
Nous remercions bien vivement l’honorable Graydon Nicholas pour sa précieuse contribution au SCAD. Son leadership et sa sagesse ont laissé une empreinte durable. Son mandat s’achève en octobre 2025, et nous lui adressons nos meilleurs vœux.